Confidentialité chez le psy : ce que dit la loi, ce que fait votre praticien
Oui, ce que vous dites en séance doit rester entre vous et votre praticien. Mais ce qui le garantit n'est pas le même selon que vous consultez un psychiatre, un psychologue, ou un psychanalyste, un psychopraticien, un hypnothérapeute. Autant le savoir avant de commencer : on parle plus librement quand on sait ce qui protège nos paroles.
Médecins et psychologues : le secret professionnel
Les psychiatres, comme tous les médecins, sont tenus au secret professionnel, et les psychologues aussi. Le Code pénal punit la révélation d'une information confiée sous le secret d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (article 226-13). Le secret couvre ce que vous dites, mais aussi le simple fait que vous consultez : un psychiatre n'a pas à confirmer à quiconque que vous êtes son patient.
Et chez un psychanalyste, un psychopraticien, un hypnothérapeute ?
Ces métiers ne sont pas des professions de santé réglementées. Leur confidentialité ne repose donc pas d'abord sur le Code de la santé publique, mais sur deux choses.
La première, c'est la déontologie de leur fédération professionnelle. Toutes celles qui comptent font de la confidentialité une règle de base, et un manquement peut valoir une exclusion. C'est une des raisons pour lesquelles nous demandons l'affiliation à l'inscription, et pourquoi nous vous conseillons de la vérifier : on en parle dans notre guide pour choisir son praticien.
La seconde, c'est le droit commun. Un praticien qui divulguerait vos confidences engagerait sa responsabilité civile, sans compter l'atteinte à votre vie privée.
Dans la pratique, la plupart des praticiens sérieux abordent le sujet d'eux-mêmes, souvent dès la première séance. S'ils ne le font pas, posez la question. La façon dont ils y répondent en dit long.
Les limites, qui existent pour tout le monde
Aucun secret n'est absolu en droit français. La loi permet, et parfois demande, de le lever quand une personne vulnérable ou un mineur est en danger (article 226-14 du Code pénal), et la justice peut, dans un cadre strict, obtenir certaines informations. Ces situations sont rares. Elles servent à protéger quelqu'un, pas à satisfaire la curiosité d'un employeur ou d'un proche.
Hors de ces cas, votre praticien n'a rien à transmettre à votre employeur, à votre famille ou à votre médecin sans votre accord. Si vous souhaitez qu'il échange avec votre médecin traitant, c'est à vous de le décider.
Vos données aussi
La confidentialité ne s'arrête pas aux paroles. Ce que vous laissez en prenant rendez-vous relève du RGPD, le règlement européen sur la protection des données, qui range les données de santé parmi les plus protégées.
Sur AppelPsy, nous avons fait des choix précis. Les données sont hébergées en Europe. Les échanges avec la plateforme sont chiffrés, et la note que vous pouvez laisser au praticien en réservant l'est aussi. Nous ne vendons ni ne transmettons vos informations à des tiers à des fins commerciales, et le praticien ne voit que ce qui lui sert à vous recevoir. En visio, l'outil est un service professionnel sécurisé, sans logiciel à installer.
Un conseil tout de même : n'écrivez pas le détail de ce qui vous amène dans cette note. Il se dira mieux en séance.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
Le praticien est-il affilié à une fédération qui publie son code de déontologie ? Le site où vous réservez affiche-t-il clairement où sont hébergées vos données ? Et quand vous posez la question du cadre, la réponse est-elle nette ?
Si c'est le cas, vous pouvez vous installer, dans le fauteuil ou devant l'écran, et parler. C'est à ça que sert la confidentialité.
Un praticien peut vous accompagner
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